Mana'au Compétition - “We’re 100% volunteers, but we give 100%.”
Mana'au Compétition - « On est 100 % bénévoles, mais on se donne à 100 % »
The Mayenne-based team, competing in the FIM EWC Endurance World Championship, plans to double its efforts in 2026 with a second team in Production. Learn more about this family-run team that competes with the best of them.
For those who don’t know you yet, can you introduce Mana’au Compétition?
Nathan Messager: “Mana’au Compétition is a family team based in Évron, in Mayenne. We founded the team in 2010 and have come a long way since then. We have gone from amateur status to a professional one, such is the level of commitment and discipline required in EWC, even though we remain a 100% volunteer team. Mana’au is indeed an acronym. It takes the initials of our three children, Maeva, Nathan, and Audrey.”
You are a family-run team with dozens of volunteers. What difference does that make compared to the official teams?
“There are about 25 of us today, all friends and family members. By 2026, with our double commitment in EWC and Production, the team will grow to 45 people. Being a family-run volunteer structure has many advantages. First of all, the opposite would simply not be possible for us. Secondly, everyone is happy to get together and spend a week together, which means that everyone gives their best. The working atmosphere is much healthier. Perhaps the difficulty lies more in the lead-up to the race compared to a factory team. Three or four of us have to prepare and organize everything outside of our working hours. For us, the race starts several weeks before the official week.”
Going from a one-off entry in the 24 Heures Motos to a full season in the EWC was a big leap into the unknown. When did you realize, “this is a whole new level”?
“It was indeed a leap into the unknown, but I think it was the logical next step for us. The moment when you realize that the team is changing dimensions is probably between the 24 Heures Motos 8 Hours of Spa Motos. The break is very short, and you have to immediately start preparing for the next race.”
In qualifying, you have to ride almost like in a sprint. How does a “small” team like Mana’au manage this trade-off between pure performance and protect the bike for the race?
“Qualifying is always an intense moment. We give the riders complete freedom, because it’s their moment. The compromise comes when there’s a crash with the qualifying bike, because then you have to think about preserving the second bike, which is usually the one used for the race.”
What is the most common mistake made by a rider who comes from road racing to endurance racing?
“Adaptation. And you can usually see it in the lap times. A rookie EWC rider may be surprised at first and often a little slower than on their own training bike, which is set up for them and without compromise. We are paying more and more attention to this ‘detail’, particularly in the selection of riders and the analysis of their reference lap times.”
L’équipe mayennaise, engagée en Championnat du Monde d’Endurance FIM EWC, double la mise en 2026 avec une seconde structure en Production. Échange avec une équipe familiale qui n’a rien à envier aux grandes.
Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous présenter Mana’au Compétition ?
Dominique Messager : « Mana’au Compétition est une équipe familiale basée à Évron, en Mayenne. Nous avons fondé l’équipe 2010 et nous avons beaucoup évolué depuis. Nous sommes passés d’un statut amateur à un fonctionnement professionnel, tant l’engagement et la rigueur nécessaires en EWC sont importants, même si nous restons une équipe 100 % bénévole. Mana’au est bien un acronyme. Il reprend les initiales de nos trois enfants, Maeva, Nathan et Audrey. »
Vous êtes une structure familiale avec plusieurs dizaines de bénévoles. Concrètement, qu’est-ce que ça change face aux teams officiels ?
« Nous sommes environ 25 aujourd’hui, uniquement des amis et des membres de la famille. Pour 2026, avec notre double engagement en EWC et en Production, l’effectif va atteindre 45 personnes. Le fait d’être une structure familiale et bénévole présente beaucoup d’avantages. Déjà, l’inverse ne serait tout simplement pas possible pour nous. Ensuite, tout le monde est heureux de se retrouver et de passer une semaine ensemble, ce qui fait que chacun se donne à fond. L’ambiance de travail est plus saine. C’est peut-être en amont que la difficulté est plus grande par rapport à un team d’usine. Nous devons tout préparer et organiser à trois ou quatre personnes, en dehors de nos heures de travail. Pour nous, la course commence plusieurs semaines avant la semaine officielle. »
Passer d’une participation ponctuelle aux 24 Heures Motos à une saison complète en EWC, c’était un vrai saut dans l’inconnu. À quel moment vous êtes-vous dit : « Là, on change de dimension » ?
« C’était effectivement un saut dans l’inconnu, mais je pense que c’était la suite logique pour nous. Le moment où tu te dis que le team change de dimension, c’est probablement entre les 24 Heures Motos et les 8 Heures de Spa Motos : la coupure est très courte, et il faut tout de suite repartir dans la préparation de la course suivante. »
En qualifications, il faut rouler presque comme en sprint. Comment une « petite » équipe comme Mana’au gère ce compromis entre performance pure et préservation pour la course ?
« Les qualifications restent un moment intense. Nous donnons carte blanche aux pilotes, car c’est leur moment. Le compromis intervient lorsqu’une chute se produit avec la moto de qualif », il faut alors penser à préserver la deuxième moto, celle qui est généralement destinée à la course. »
Quelle est l’erreur la plus fréquente d’un pilote qui vient du sprint et découvre l’endurance ?
« L’adaptation. Et ça se voit généralement dans les chronos. Un pilote novice en EWC peut être surpris au début et souvent un peu plus lent qu’avec sa propre moto d’entraînement, réglée pour lui et sans compromis. Nous faisons de plus en plus attention à ce “détail”, notamment dans la sélection des pilotes et l’analyse de leurs chronos de référence. »
With three riders, three styles, and one bike, how far does the trade-off on settings go?
“It’s precisely this point of adaptation that is crucial. We select riders who are able to adapt quickly to a bike that is not designed exclusively for them.
You race for the Ligue Contre le Cancer. Why is this important for the team?
“This commitment is very important to us. Unfortunately, several members of the team or our families have been affected by this disease. We do our utmost to help the Ligue and raise awareness.”
Why did you decide to also compete in Production in 2026?
“This decision has been thoroughly considered since the creation of the category was announced a year ago. The aim of this double commitment is to expand our structure, become even more professional, achieve respectable results in both categories, but also to introduce the EWC to a larger number of riders and help them fulfil their dreams.”
Avec trois pilotes, trois styles, une seule moto, jusqu’où va le compromis sur les réglages ?
« C’est justement ce point d’adaptation qui est crucial. Nous sélectionnons des pilotes capables de s’adapter rapidement à une moto qui n’est pas taillée uniquement pour eux. »
Vous roulez pour la Ligue contre le cancer. En quoi est-ce important pour le team ?
« Cet engagement est très important pour nous. Malheureusement, plusieurs membres de l’équipe ou de nos familles ont été touchés par cette maladie. Nous faisons notre maximum pour aider la Ligue et lui donner de la visibilité. »
Pourquoi avoir fait le choix de vous engager également en Production en 2026 ?
« Cette décision a été mûrement réfléchie depuis l’annonce de la création de la catégorie, il y a un an. L’objectif de ce double engagement est d’agrandir notre structure, de nous professionnaliser encore davantage, de réaliser des résultats honorables dans les deux catégories, mais aussi de faire découvrir l’EWC à un plus grand nombre de pilotes et de les aider à accomplir leur rêve. »
